Jeux de bouche

Comme convenu, les deux amants se retrouvent au Restaurant à 20h. Elle arrive et aperçoit en un coup d’œil celui qui hante ses jours et ses nuits depuis plusieurs semaines dans un coin de la salle. Vêtu d’une chemise blanche saillante et d’une veste de costume sombre, il est penché sur son portable. Elle accroche son regard alors qu’elle n’est qu’à la moitié de son chemin pour le rejoindre. Il sourit dès qu’il l’aperçoit… Ma belle amante, enfin. Il se lève pour lui faire la bise, tandis que son bras la frôle et que sa main se pose distraitement sur le haut de sa hanche… suffisamment haut pour que le geste passe inaperçu, mais suffisamment bas pour lui presser
du bout des doigts cette zone si sensible du bas de son dos.

Ils prennent place et se dévorent des yeux, tentant de lire dans le regard de l’autre tout cet érotisme qu’ils ne peuvent dévoiler en public. Très vite la commande est prise, et l’apéro leur est apporté – un grand cru de bourgogne rouge, bien évidemment, il sait le pouvoir que peut avoir ce nectar sur sa compagne… La conversation est anodine et contraste violemment avec ce qui se passe dans leurs têtes, dénotant également avec toute leur gestuelle. Une simple affirmation de la part de l’un est une excuse pour approcher sa main du bras de l’autre et créer le contact, pour aussitôt le rompre. Il joue beaucoup avec cela, et elle le sent. Mais elle n’a pas dit son dernier mot, et très vite il sent une jambe se coller fermement à la sienne sous la table… Ah on dirait que Madame est d’humeur joueuse ce soir… très bien voyons voir cela.

Il la laisse jouer quelques minutes, et se laisse aller au délice de la conversation. Dès que l’occasion se présente, il glisse une main sous la nappe et pose sa main au-dessus du genou de son amante. Un seul regard suffit à accuser réception de son geste et il remonte alors sa main le long de sa robe, adoptant la courbe de sa cuisse, le bout de ses doigts en caressant l’intérieur… Il prend son temps et parle de complètement autre chose, afin de montrer le plus grand détachement, tout en maintenant un regard qui ne la trompe pas. Le serveur arrive avec leurs plats, au moment-même où il atteint son entrejambe. Au moment où le serveur se penche pour déposer l’assiette de madame en face d’elle, lui le regarde avec un grand sourire et plaque son petit doigt contre les lèvres déjà humides de son amante, lui occasionnant un grand frisson. Hmmm la cochonne, elle n’a même pas mis de culotte, elle a osé…

Au moment où le serveur tourne les talons, sa main a déjà regagné sa place sur la table, comme si elle ne l’avait jamais quitté. Sa jambe, à elle, est toujours collée à celle de l’homme qu’elle désire tant et reprend ses petits mouvements visant à l’exciter encore plus. Les deux se regardent dans les yeux avant de trinquer et de se souhaiter bon appétit. Il ne sait pas combien de temps il sera capable de continuer ce petit jeu avant de véritablement lui sauter dessus. Elle le sait et en joue clairement. Elle décide de retirer sa jambe, laissant un grand vide entre eux sous la table. Et c’est lorsqu’ils n’ont plus de contact physique qu’elle oriente brutalement la conversation sur le sexe, comme pour maintenir ce contraste entre leurs paroles et leurs actes. Comme pour ponctuer leurs échanges, elle prend un malin plaisir à offrir à son homme un spectacle pour le moins sensuel à chaque bouchée, enrobant sa fourchette de ses lèvres en le regardant d’un regard plein de sous-entendus… Il sent son sexe se dresser à cette évocation, et le vin bu à l’apéritif ne fait qu’amplifier ses sensations. Il se délecte de la situation, s’abandonnant au plaisir du présent tout en essayant de ne pas se laisser emporter par ce que son cerveau évoque du futur, et finit son verre de rouge d’un trait.

Mais voilà que la jambe de son amante revient à l’attaque de sa cuisse, et il ne peut empêcher sa main de venir se poser sur son genou. Au moment où elle commence à parler de fellation il sent qu’il ne tiendra plus longtemps. Le serveur arrive sur ces faits, juste à temps pour ne pas entendre les derniers mots prononcés, et leur demande ce qu’ils prendront pour le dessert. Elle s’apprête à répondre, il lui coupe vertement la parole. « Rien merci, pourriez-vous nous apporter l’addition s’il vous plait ? » Elle est surprise mais ne dit rien. Il lit le doute dans son regard, comme si elle craignait d’avoir fait quelque chose de trop ou de vexant. Il se délecte intérieurement, et attend que le serveur s’éloigne, surpris lui aussi, pour la regarder fixement et lui dire : « Je veux que tu me suces. Maintenant. Ce sera ça notre dessert. Je veux juste ta bouche autour de ma queue et je n’attendrai pas encore 30 minutes pour avoir ce que je veux. Viens avec moi.»

Elle lui sourit d’un sourire énigmatique mais qui lui donne le droit de poursuivre son idée. Ils se lèvent, réglent l’addition au bar sans attendre leur serveur décidément tout perdu, et sortent. L’air est frais dehors. Elle avance d’un air qui se veut détaché « et où m’emmènes-tu comme ça ? » Leurs mains s’effleurent et il lui répond « A deux pas d’ici ma belle ». Ils marchent quelques mètres en silence, leurs corps réclamant un contact, et leurs mains se cherchant dans la nuit, sans oser se tenir directement.

Il s’arrête devant une porte d’immeuble, compose un code sur le digicode et pousse la lourde porte en disant « viens ma Belle, suis-moi. » Elle n’ose lui poser des questions, aussi il prend la liberté d’avancer dans le couloir d’une quinzaine de mètres de long, avant de tourner à gauche tout au bout. Ils débouchent sur un petit hall d’où part la cage d’escalier, devant la porte d’un ascenseur. Il se retourne et agrippe son amante par les épaules pour la plaquer contre le mur entre l’escalier et l’ascenseur. Il penche la tête pour l’embrasser mais elle se dérobe, le laisse se pencher plus. Il remonte sa main, la saisit par la nuque pour la forcer à lui obéir, et ils s’embrassent à pleine bouche. Très vite leurs corps s’animent tous seuls. Elle pose une de ses mains contre les fesses de son amant et leurs bassins se collent l’un à l’autre. Elle sent sa queue se durcir à travers les tissus de son pantalon et de sa robe. De sa main libre il vient chercher le contact de sa poitrine, et, après avoir joué avec son téton tout en l’embrassant, redescend rapidement pour passer sous la robe et caresser la peau de ses fesses.

Leurs respirations s’accélèrent, et il souffle dans le creux de son oreille un « Suce-moi maintenant, j’ai envie de ta bouche » d’une voix rauque. Elle se détache de lui en souriant, ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil à droite et à gauche, avant de s’agenouiller sur le carrelage froid de ce hall d’entrée calme et reculé. En deux mouvements elle défait la ceinture et sors son sexe déjà dur de son pantalon. Elle le regarde avidement, pose un petit baiser tout doux sur le bout de son gland gonflé d’envie, et enfourne le sexe brûlant dans sa bouche. La sensation est divine.

D’un geste d’experte, une de ses mains vient agripper les fesses de l’homme à sa merci, tandis que l’autre attrape la base de son sexe et accompagne les mouvements de sa bouche. Il relève la tête, ferme les yeux et se laisse aller aux plaisirs de cette langue si habile, de ses vas-et-viens, des pressions perverses qu’elle exerce. Soudain le bruit du digicode de la porte d’entrée se fait entendre. Avec une dextérité incroyable, elle se retire, il la prend par le bras et tous deux escaladent les marches quatre à quatre tandis que la porte d’entrée s’ouvre. Arrivés sur un premier palier, l’escalier part dans l’autre direction, et ils s’arrêtent juste après le coude formé ainsi. Sa queue est toujours sortie, et il dit tout bas « tu ne vas pas t’arrêter là quand même ma Belle ? » Les pas avancent dans le couloir en contrebas, et elle lui répond : « Mais si la personne prend les escaliers ??? ». Il ne répond pas, la met à genoux en la prenant par les épaules et enfonce son sexe au fond de sa bouche d’un coup sec et ferme.

Leurs cœurs battent à l’unisson, tandis qu’elle reprend ses vas-et-viens de façon frénétique alors qu’il retient sa respiration… Les pas s’arrêtent soudain, et la porte de l’ascenseur se fait entendre, suivie par le bruit caractéristique du bouton que l’on presse. Le risque a décuplé leur envie et les mouvements accélérés le long de sa verge lui ont fait beaucoup d’effet. Il prend la tête de son amante entre les mains, juste sous les oreilles, et regarde sa bouche avaler son sexe surgonflé. Il exerce une pression de ses mains, et guide ses mouvements de tête en respirant de plus en plus fort. Elle sent qu’il n’en a plus pour longtemps. Elle ressort son sexe de sa bouche et le branle frénétiquement d’une main, l’excitant encore plus. « Hmmm vas-y petite cochonne continue je sens que je viens hmmmmmm oui putain c’est trop bon aller prends ma queue bien fort mmm »

Elle enfourne la verge au fond de sa bouche en regardant son homme droit dans les yeux et d’un coup les rôles s’inversent. Leurs âmes se croisent au moment où lui lâche prise et explose entre ses lèvres, se laissant aller au plaisir qu’elle lui procure, déversant des jets de semence brûlante au fond de sa gorge… Son cœur manque d’exploser, Il ressent des fourmis dans tout son corps et voit des étoiles, alors que sa queue est toujours animée de soubresauts. Elle se relève, un sourire béat aux lèvres, et ils s’embrassent langoureusement, dans cette cage d’escalier mal éclairée à l’abri des regards indiscrets…

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